
OUYA : Quatre lettres qui font parler d’elles depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, sites et autres blogs spécialisés. Si ce nom ne vous dit peut-être rien, certes, mais elle est belle et bien là cette console qui serra sur le sol européen au mois de mars. Avant de débuter tout long discours, réduisant la console à une bouillie épaisse, je me dois de vous rappeler ses caractéristiques afin que celles-ci ne vous apparaissent pas comme un Ovni, même si elle en a pourtant la tête…
La OUYA est la douce folie encore jamais créée de deux personnes, Julie Uhrman, ancienne cadre chez IGN, et Ed Fries, l’un des concepteurs de la Xbox première du nom. Cette dernière repose sur le principe du jeu dématérialisé, comprenant par là que celle-ci reposera uniquement sur un Live ou il sera possible de télécharger des titres. Fonctionnant sur le système d’exploitation Android, que l’on retrouve dans nos smartphone d’aujourd’hui, OUYA se verra proposée au prix de 79 € et n’inclura que des titres Free To Play. Alléchant ? Pas tant que ça..,
après le flop considérable de la PSP Go reposant elle aussi sur ce principe de dématérialisation, elle avait au moins le chic de proposer un catalogue de titres attrayants et de grosses licences propres à Playstation. Seulement voilà, la OUYA elle, et selon les dires, ne mettrait à disposition des joueurs des titres moyennant peu de frais, tels que d’anciens titres rétros ( non refondus ) et d’autres ressemblant à s’y méprendre à de simples jeux mobiles ou jeux gratuits en libre service sur le net.
Je ne cherche pas à critiquer à tout prix la OUYA, elle ne m’a rien fait, mais vous comprendrez au gré des lignes et ferez vous même votre ressenti sur mes propos et mes explications. Je m’efforcerai de vous offrir une lecture claire et précise de mon avis sur la tournure que prendra le jeu vidéo si cette console vient à élire domicile dans nos foyers européens.

Inutile de s’arrêter sur le nom de cette dernière, les constructeurs n’ont encore pas donné d’explications sur ce nom trivial, qui pourrait s’apparenter aux chants de sauvages des forêts
ou à tout autre chose… Bref, les critiques vont de pair sur les réseaux sociaux et n’ont de cesse d’un côté de se moquer ouvertement de son nom, mais cela offre habilement un certain coup de pub totalement gratuit qui pourrait faire de l’ombre si minime soit-elle aux mastodontes du jeu vidéo, Playstation, Microsoft ou même Nintendo. Un nom coup de buzz ou un réel diminutif, on attend les explications.
Rien qu’avec le peu d’informations nous ayant été données, on peut être intrigué quant à la pleine santé mentale de nos deux compères ( Julie Uhrman et Ed Fries ). Développeurs Kamikazes ou réel coup de génie ? J’opterai pour la première proposition, bien qu’il soit évident que la console ait été pensée par des ingénieurs, responsables marketing et autres commerciaux. Mais alors, pourquoi proposer à un pays définitivement implanté dans le marché du jeu une console qui n’a même pas l’audace et l’ambition, ne serait-ce que de concurrencer à sa juste mesure les trois gros constructeurs connus à ce jour. Pour rappel, la console n’est pas en HD, et propose exclusivement du dématérialisé,
des titres sans grand intérêt et un design non moche mais à deux balles, potable… Il est d’autre part vrai que celle-ci embarque en elle deux atouts conséquents pour la vente de masse : son prix 79 € soit presque 3 fois mon cher qu’une console de salon actuelle, et son Kit de développement permettant de développer les jeux de ses rêves( encore faut-il avoir des connaissances poussées en informatique ). D’un point du vue commercial, si l’on résume, une console sortie à ce jour alors que l’attente se pose sur la Wii U, qui ne peut concurrencer le marché…et j’en passe, réduit la OUYA a un échec cuisant !
Ou va le jeu vidéo tel qu’on a pu le connaitre jusqu’à aujourd’hui si une console tel que celle-ci basée sur la dématérialisation se voit adorée. Il est certes beaucoup plus intéressant pour les développeurs au niveau des coûts de développement d’éliminer l’aspect physique des jeux, mais cela y va d’un grand débat. Etes-vous prêts à oublier définitivement vos jeux en boites ?… pas si sûr !

Une question subsiste encore, la OUYA sera t ‘elle commercialisée par les filières actuelles, tels que les points de ventes spécialisés ou autres grands distributeurs ? humblement dit, le doute, pour le moins, est là… Tout comme ces consoles sortant de nulle part et n’ayant pour le moment aucune popularité réelle, celles-ci sont souvent vendues sur le net ou boutique de mangas, BD, à quelques exemplaires, mais ne sont pas vendues comme console de jeux à part entière mais plutôt comme un gadget à six sous.
Je n’ai pas la science infuse certes, mais en comptabilisant tout ces aspects problématiques, vous allez vous rendrez-vous compte vous-même que son avenir reste incertain, mais plus encore, si jamais la OUYA fonctionne c’est tout un cercle vicieux autour de la dématérialisation définitive qui va s’exercer. Si la OUYA donne l’exemple que cette technologie peut fonctionner, les autres constructeurs, eux beaucoup plus influents, vont mordre à l’hameçon et se lancer dans ce milieu du Cloud Gaming et du jeu téléchargeable. Si tout se passe ainsi, nous pourrons alors définitivement dire adieu au jeu vidéo tel que nous l’avons connu, tourner la page et rentrer alors dans une nouvelle ère, quant à elle beaucoup moins magique !
En conclusion, je ne veux pas de la OUYA, mais pour le bien du blog je la testerai quand même. Tout ce qui est dit dans cet article n’est que mon coup de gueule et je suis prêt à m’excuser ouvertement si celle-ci se révèle bien mieux que je ne le pense ! Seulement, son côté jeu téléchargeable ne m’attirera jamais et pour cette unique raison, je crie haut et fort : "LA OUYA, PAS CHEZ MOI ! " :devil:
Voila comme c’est triste… et vous, que pensez-vous de la OUYA ? de la dématérialisation ? Votre avis nous intéresse ;)
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