[ Critique ] Dictatorial Grimoire / DokiDoki – Tome 1.

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Ne vous êtes vous jamais posé la question de savoir comment avait été créé et inspiré les plus célèbres contes Grimm ? Pensez-vous réellement qu’ils sortent tout droit de l’imagination de deux frères. Pensez-vous que Cendrillon est si sainte ni touche qu’elle n’y parait ? :mrgreen: Croyez moi que si toutes ces questions restent en suspens pour vous, la vérité, oui, toute la vérité vous est révélé dans Dictatorial Grimoire !

dictatorial 3 vraiGrimm, Otogi Grimm ( je le présente à la manière de James Bond ^^ ) est le descendant direct de la famille Grimm. Son père pour " raisons familiales " l’a muté dans le manoir, en haut de la colline non loin du lycée où il étudie. Ce manoir aux dires des habitants serait hanté et il ne ferait pas bon y vivre. Pourtant Otogi, n’a pas été amené là par hasard, cette demeure cache en réalité dans les profondeurs de la cave, un grimoire poussiéreux que seul un descendant des Grimm peut ouvrir et utiliser. Ce grimoire renferme les monstres et les acteurs des contes Grimm. Ces acteurs sont appelés les Märchen c’est eux qui ont racontés les contes aux ancêtres Grimm. Seulement voila, ces Märchen ne sont pas en très bonne relation avec Otogi et ont pour mission de le tuer. Seul Cendrillon ( oui, oui ! ) a eut pour ordre de protéger Grimm à la manière d’un serviteur !

dictatorial 4Kanô Ayumi à eu la savoureuse idée de repenser et réécrire les contes Grimm d’une façon totalement burlesque. Les personnages tels qu’ont les connais n’ont plus rien à voir. Cendrillon et Blanche Neige ne sont pas réellement comme vous vous les imaginez. Ce qui est cependant dérangeant et pour le peu déstabilisant c’est cette part d’androginité que nous sert Ayumi. Car la plupart des personnages sont masculins, Blanche Neige a part exemple de jolis porte jarretelles, un corset en cuir et une culotte noire… Bizarre, mais très marrant :D En revanche Ayumi sait faire preuve d’humour en représentant Cendrillon qui aime se faire insulter et se faire traiter comme une " chienne " part Otogi Grimm. La troupe des sept nains que l’on découvre au troisième conte est à mourir de rire. L’un ressemble à un docteur masqué, l’autre un bourreau avec un masque de souris … ect. L’ambiance et assez bizarre et l’on perd très vite ses repères. ;)   Bien que ce que décrit ci-dessus soit de bons points, la mise en page comme l’histoire manque cruellement de méthode. C’est la première parution de Ayumi Kanô. Cela se ressent assez. Les trente premières pages sont assez fouillis, ont ne comprend pas grand chose à l’histoire, et celle-ci parait très compliqué ( alors qu’elle ne l’est pas ). Ont ne sait jamais qui parle, qui s’exprime et les cadrages contribuent à cette incompréhension. De plus Dictorial Grimoire est un manga qui se veut aussi bien pour un public masculin que féminin. Seulement ont sent beaucoup trop la touche féminine et le fantasme homosexuel que les filles aiment et peuvent retrouver dans les Yaoi.

Note : 7/10

Le mot de la fin : Dictatorial Grimoire est assurément un bon manga, dynamique et novateur, que l’on pourrait qualifier de très spécial ( j’ai du mal à m’en remettre ^^ ) Je le conseil tout de même aux amateurs du genre et à tout ceux qui souhaiterais une lecture nouvelle !

[ Critique ] King’s Game / Ki-Oon – Tome 1.

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A mort la monarchie et autre dictature ! Alors que la France bénéficie d’une république et de ses bien faits. King’s Game, le dernier bébé de Ki-Oon nous transporte dans un monde en apparence semblable à celui dans lequel nous vivons, à la seule différence que celui-ci est régi par un roi, peu scrupuleux, prêt à tout pour faire réaliser à de jeunes bambins  ses fantasmes les plus fou ! Welcome ! :devil:

king's gameNous sommes le 19 Septembre, il est minuit, Nobuaki, notre héros aux cheveux ternes, est réveillé en pleine nuit pas un étrange Sms d’un prénommé " Roi ". Celui-ci met au défi deux camarades de la classe de Nobuaki, de s’embrasser. Le jeu et marrant et échaude quelques peu les hormones de chacun quand le baiser doit avoir lieu en plein milieu de la classe. Tout le monde rigole, chante, bref… une bonne ambiance ! Tout les soirs à minuit pile, un autre sms est envoyé à tous les élèves de la classe ! Les élèves attendent avec impatience les nouveaux défis du roi, car ils sont marrant, et son sujets à amusement. Seulement un beau jour, deux élèves qui devaient réaliser un défi se sont défilés… Un beau matin, ces deux élèves avaient été retrouvés pendus chez eux… Le roi les avaient pourtant prévenus ! " Hideki et Satomi, sont condamnés à la pendaison pour ne pas avoir exécuté les ordres du roi "

king game 0Tout comme l’ Île de Hozuki, Doubt ou encore Judge… on reconnait bien Ki-Oon dans ce genre de production. Le jeu, au départ amusant, qui prend une tournure dramatique est vu et re-vu et par conséquent l’histoire est un peu bateau et sans grande saveur, mais peu importe, car des rebondissements, il y en a, peu sont prévisibles et l’effet de surprise est assez bien amené. Alors que l’histoire nous fait croire que chacun va s’en sortir, au détour d’une page on les retrouvent pendus et là, c’est une vrai surprise, on se prend vite au jeu afin de savoir qui sera le prochain sur la liste. Le temps qui passe contribue à l’angoisse du lecteur. Pour vous dire, on a presque envie de les aider ! :D De plus ce tome 1 nous laisse sur une fin assez intéressante qui donne envie de se procurer deuxième tome.

Le mot de la fin : King’s Game est un manga dynamique qui n’a rien à envier à ses frères ( Doubt et Judge ) et à qui on enviera rien non plus :p car bien que sympa dans le déroulement, il reste très peu novateur dans son histoire.

[ Critique ] Cimoc / DokiDoki – Tome 1.

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Quitter les siens, monter à Tokyo pour réaliser son rêve sans rien en poche, le pari est risqué, plus que ça, il est totalement suicidaire !  Quand  le rêve d’un jeune adolescent à peine sorti de sa puberté juvénile tourne au cauchemar, que faut-il faire, s’entourer des meilleurs et risquer de se faire écraser, monter en autodidacte ou tout simplement renoncé ? . Kota Inamine le sais et nous fais vivre ses moments les plus intenses, ses tranches de rires et de pleurs et quand bien même ses expériences avec de jeunes demoiselles souvent très peu vêtues. Cimoc c’est ça ! Enjoy :mrgreen:

Kota Inamine est un jeune garçon monté à Tokyo dans le but de devenir mangaka, et qui plus est, le meilleur. Rien que ça ! Il commence son périple comme seconde main dans une maison de création ou il s’occupe tant bien que mal de l’encrage, du dessin d’arrières plans… et de petits boulots qui participent au bon déroulement de la création du manga. Seulement,  Kota Inamine ne cesse de se faire reprocher son mauvais boulot, son incompétence et son manque désinvestissement dans la production. Il finira par se faire licencier après avoir renversé de l’encre sur les planches… quel maladroit ! :p  Mais Kota a une curieuse voisine très intrusive et marrante à souhait. Après moultes discussion il découvre que cette femme aux mamelles prépondérantes, :lol: est la redac’ en chef d’une grosse boite de prod’ de mangas nommé " Splash ". Croyant dur comme fer au savoir faire au potentiel de Kota, la voisine l’embauchera pour mener à bien son projet personnel. Mais, tout n’est pas si simple, et Kota subira de nombreuses épreuves , essuiera de nombreux refus, de nombreux renvois, passera de mains en mains, et connaîtra à son grand damne la véritable vie d’un mangaka ! 

L’histoire commence plutôt bien, on fait la connaissance de ce personnage, que l’on sent fragile mais pret à tout pour réussir. Seulement voila, Cimoc est un manga qui par son histoire est plat. Le scénario est très prévisible, le coup de la voisine d’apparence nunuche qui en réalité se révèle être une fine businesswoman et les allés et venus de celle-ci dans les premières pages n’est pas anodin  on voit venir gros comme un poisson le fait qu’elle finira par aider Kota dans son projet.

cimoc-impressionBien qu’il y est quelques rebondissements ( prévisibles ) dans les pages suivantes, l’histoire n’avance plus jusqu’à la fin du livre. :( Kota au début du livre, ne sait pas dessiner  on lui reproche le fait qu’il ne " sensualise " pas assez les personnages féminins qu’il dessine.  Après s’être entraîné et avoir changé de boite de prod’, ce sont les mêmes reproches qui lui sont faits, malgré les efforts entrepris au fils des pages on constate qu’il a beau faire ce qu’il veut, les même reproches lui sont encore et toujours répétés. L’histoire n’avance pas ! ( il à qu’a changer de métier bon sang ^^ ) D’autre part, son inexpérience à montrer les femmes de façon avantageuse dans ses productions ne sont qu‘un prétexte pour intégrer des scènes peu catholiques, bien que celle-ci ne reste qu’au stade d’exhibition. 

Note : 5/10

Le mot de la fin : Bien que Cimoc se lise facilement si l’on cherche un petit manga sympa ! L’histoire reste très creuse, et le sentiment ressortissant, et de n’avoir pas avancé dans la lecture et de se retrouver au même point qu’au début du livre, espérons que l’histoire décollera dans le prochain tome.

[ Critique ] Rex Fabula / DokiDoki – Tome 1.

rex fabula

Vouloir tout maîtriser, tout contrôler sans se plier aux règles n’est peut être pas la solution adéquate dans un univers où rien ne ressemble au monde réel. La mort peut très vite arriver, et les arrangements ne résolvent rien… au contraire ils finissent par tout envenimer et nous conduisent dans un gouffre profond où reculer, est impossible. Welcome to Rex Fabula by Fujiyama Kairi !

Rex-Fabula-mangaC’était une journée comme les autres, une journée rythmé par les querelles lycéennes, les cours, les amours… Bref, rien ne prédisait l’incroyable tourment qu’allait se produire pour Homaré, un jeune garçon, riche, intelligent, d’une famille très haute placé dans la société, propriétaire d’une magnifique demeure avec femme de chambre, soubrette, majordome et j’en passe ! Pourtant cette journée marqua un vrai tournant dans la destiné d’ Homaré, quelques heures après avoir revu pour la première fois son ami d’enfance, celui tomba par hasard dans l’aile gauche du lycée, sur un miroir ancien, couvert de poussière, de toiles d’araignées et de crottes de souris… intrigué par celui-ci et au cours d’un accrochage avec son ami d’enfance qui l’avait suivit jusqu’à cette fameuse pièce,  nos deux compères tombèrent alors dans les escaliers, Ikushima blaissé, Homaré décida de remonter chercher de l’aide, seulement, le lycée avait drastiquement changé d’apparence … ils étaient tombés dans un monde parallèle ! Mais Homaré, habitué à tout contrôler  voulu s’échapper de ce monde, et mit en danger son ami blessé.  Voulant le sauver d’un piège mortel, Homaré pria au régisseur de ce monde de sauver son ami Ikushima et sacrifia sa propre vie. Contre toute attente, le dieu de ce monde décida de sauver Homaré, contre quoi celui-ci devra constamment faire des allé-retour entre le monde réel et ce monde virtuel ou rien n’est sur !

Vid2Rex Fabula, ne perd pas de temps, à peine les premières pages tournés, Rex Fabula nous plonge dans l’émotion d’un héros décédé qui se sacrifie pour la vie de son ami. Même si celui-ci réssucite très vite et refait son apparition quelques pages plus loin, on peut tout de même remercier Fujiyama, de nous présenter pour une fois un héros qui est loin, trés loin d’être surpuissant et disposant d’une vie, qui comme la nôtre est régie par la loi de la nature, et qui dépend dans le cas de sa résurrection d’un être surpuissant qu’est Dieu. La suite du manga est assez prenante et les allés retour entre le monde parallèle et le monde réel nous rendent d’autant plus complice avec le héros principal, qu’il ne doit en aucun cas se faire repérer et que seul nous et lui, face au monde entier, savons dans quel pétrin Homaré s’est fourré. La deuxième moitié du livre est nettement plus concentré sur des phases d’action et sur la recherche d’êtres humains perdus dans ce monde. Toute cette histoire est aussi quelques part une compréhension de sois même. Ce monde et plus particulièrement leurs monstres sont entièrement construit sur les peurs des êtres humains qui s’y trouvent, si ils n’ont pas peur, ils pourront survivre, sinon ils mourront… Finalement notre destiné n’est pas si loin, les peurs nous empoisonnent la vie et nous rendent faible, alors que si nous les combattons nous devenons plus fort. Il faut voir dans Rex Fabula deux sens de lecture, le sens classique d’un monde parallèle avec monstres et pouvoir magique et le deuxième expliqué ci-dessus, nettement plus profond et axé philosophie. C’est  pour cela et bien d’autres aspects qu’il serait bien trop long d’expliquer que Rex Fabula est une très bonne pioche !

Note : 8/10

Le mot de la fin : J’étais super content que le héros meurt dés le début, c’est pareil quand je regarde un film, je veux que le héros décède  c’est pas marrant quand malgré, 6 balles dans le torax le personnage principal survit ^^ Et la je suis comblé, j’ai hâte de découvrir le deuxième tome, en espérant qu’il dépote autant :)

[ Critique ] Roji / KiOon – Tome 1.

Les enfants ont parfois l’imagination débordante, entre monstres imaginaires, phénomènes paranormaux, leurs esprits travaillent chaque jour d’arrache pied pour leurs faire croire à des histoires toutes plus vraisemblables les unes que les autres. Voici ce que va nous faire vivre Roji, le dernier petit prodige des éditions KiOon à travers une histoire attachante pensé par Keisuke Kotobuki.

Yuzu et Karin sont deux soeurs qui n’ont rien de ressemblant, l’une sportive mais peu futfute’ et l’autre intellectuelle mais peu sportive, tout les opposent, mais pourtant chacune complète l’autre dans les moultes péripéties qu’elles vont vivre. Toujours accompagnés de leur chat Zanzibar, grognon et mystérieux, ce dernier est un peu la mascotte de la famille mais cache un grand secret :twisted: Yuzu, un peu plus âgé que Karin embarque souvent sa petite soeur dans des histoires qui n’ont ni queue ni tête en proie à son imaginaire débordant. Heureusement que malgré son age Karin est là et trouve toujours la solution au problème. Comme la trouvaille de chatons, la découverte d’une mystérieuse librairie…

Roji se découpe en plusieurs petites histoires sans temporalité et qui ne se suivent pas. C’est pour cela qu’il est assez dur de résumer vraiment l’histoire intégrale. On sent l’impacte des légendes urbaines, qui fait vivre à des mômes des moments exaltants, cherchant et débusquant dans leur villes les quelques anomalies qu’ils transforment en histoires surnaturelles mais qui finalement relève du réel. :mrgreen: Il faut garder en tête que ce n’est pas un manga destiné aux adultes, mais aux enfants et plus précisément à de petites filles. En ça, c’est un très bon ouvrage qui peut initier les boutchous’ au genre.

Roji est entièrement en couleur, ça fait du bien de quitter le noir et blanc :) Le style graphique est assez proche de la peinture mais n’est tout de même pas du même niveau qu’un Miyazaki… C’est un bon manga initiatique, seulement de gros problèmes de localisation sont à dénombrés ainsi que des problèmes de langages. Pensez vous q’une petite fille dirait a sa soeur " toujours une vrai boule d’énergie ma grande soeur "  ? Je ne penses pas… certaines répliques sont assez bizarres. :(

C’est une boule de fraîcheur que nous offre Roji, le livre se lit vite et facilement. Les histoires sont souvent bien pensés et la conclusion est expédiée assez vite un peu comme dans les dessins animés pour enfants ou l’insouciance de n’avoir résolu l’énigme ou de n’avoir réussi leur projet, leurs importe peu.  Ca change nettement d’autres titres. Dessin simple, lecture aisée, Roji est pour moi, un manga ludique et attrayant ;) qui pourrait convenir amplement aux jeunes enfants ou quand bien même aux adultes, nostalgiques de l’enfance.

Note : 7/10

Le mot de la fin : Malgré mon grand age :mrgreen: , j’ai pris un vrai plaisir à découvrir ces petites histoires dans un univers coloré et sympathique avec ce brin de malice omniprésent. Les couleurs pastels ont égaillés ma journée. Bonne pioche, j’attend la suite avec une certaine curiosité.

[ Critiques ] I Am A Hero / Big Kana – Tome 1.

Après nous avoir habitué à un style radicalement différent avec Ressentiment, Kengo Hanazawa s’attaque aujourd’hui à une série très prometteuse, celle de I Am A Hero ! Sous des airs de déjà-vu, ce titre se veut nouveau et frais pour proposer un univers que l’on reconnait sans pour autant tomber dans le plagiat d’une cité où survivre est le seul mot d’ordre. Bienvenue dans la douce folie de Kengo Hanazawa ! ;)

C’est une journée comme les autres, après avoir bossé dur tout au long de la journée Hideo, rentre chez lui, se pose devant sa télé en dégustant des plats cuisinés. Bref… rien de transcendant, pourtant cette nuit ne se déroulera pas comme les autres, en effet pris d’une peur incontrôlable en raison de vieilles histoires qu’il ressasse inlassablement dans sa tête, Hideo va se réveiller en sursaut, avoir des hallucinations, en somme pas trés rassurantes ( des entités imaginées apparaissent sous son lit ) Hideo va se créer un cercle de protection à base de livres choisis à la lettre et disposés sur le sol. :roll: Pourtant au petit matin rien n’a changé, une douce frayeur qu’il a lui même orchestrée dans son esprit. C’est ainsi que comme chaque matin Hideo, mangaka aguerri s’en va en direction de sa maison d’édition là ou il effectue encrages et illustrations pour de futurs mangas. Cependant, dans la journée, les informations télévisées annoncent ce qui se trame dans la ville. Des vieillards pyromanes séviraient , des gens se mordraient entre eux, des présentatrices  disparaitraient de l’écran sans qu’aucune explication ne soit donnée… des choses bizarres et indicibles se déroulent dans les alentours. :twisted:  Mais alors, les peurs d’ Hideo dues aux histoires terrifiantes que lui raconte son patron ne seraient-elles pas bien réelles ? Un soir, ayant fini tardivement, c’est dans la pénombre la plus totale qu’Hideo passe par le chemin habituel afin de rentrer chez lui, seulement son patron vient de lui conter une histoire des plus terrifiante  en rapport avec un arbre disposé sur ce fameux chemin sous lequel se déroule des évènements pour le moins étranges, il a beau se persuader que tout ceci n’est qu’imagination, cette nuit Hideo va assister à un  terrible évènement déstabilisant !

En toute évidence, nous n’avons pas ici à faire a un héros digne des temps modernes mais bien à un anti-héros, peureux, otaku, a moitié délabré psychologiquement, :mrgreen: un personnage certes attachant mais sans grand charisme. Les scènes de présentation jouxtent des scènes de de plain-pied.

Un premier tome assez plan qui fait office de long, très long synopsis afin de présenter au mieux chaque personnage et sa place dans l’histoire. Seulement voilà, l’histoire ne se révèle vraiment intéressante qu’au trois-quart du bouquin, là ou les choses commencent a bouger un peu. Kengo Hanazawa nous fait sentir un certains suspens dans les quelques toutes premières pages, mais qui redescend aussitôt à la vue du non-effet de surprise qui aurait du être placé. L’histoire tarde à démarrer et c’est là le vrai problème du bouquin. :( A l’inverse, le dessin est d’une qualité indéniable, des mélanges habiles de photos retouchées a des coups de pinceaux habiles, la patte artistique est assez indicible. On a vraiment l’impression d’être transporté dans un dessin animé d’images de synthèse, surtout dans les premières pages, car l’effet s’estompe par la suite.

Note : 6 /10

Le mot de la fin : Je me suis ennuyé pendant la lecture. La longue présentation des personnages est inutile, on sent que l’auteur a vraiment voulu poser les bases pour attaquer ensuite sur du mouvementé… mais bon dieu ! , on est censé convaincre en un épisode et là, c’est peine perdue !. La couverture m’avait fait de l’oeil mais le contenu m’en fait moins… Je serais tout de même partant pour attaquer le deuxième tome car cette fin ne m’a pas laissé indifférent !

[ Critiques ] Ushijima / Big Kana – Tome 1.


Ne jamais mettre un doigt dans l’engrenage fatidique et mortel de l’usurier de l’ombre Ushijima. Shohei Manabe nous sert sur un plateau d’argent un manga exclusif, singulier, très sombre, pour public averti, qui révèle la triste réalité des choses dans un monde ou l’argent est la seule distraction possible et ou la loi du plus fort devient alors une fatalité inébranlable.


Ushijima un Yamikins de haut rang à monté il y a quelques années une entreprise de prêt du nom de Buy Buy Finance. ( Un nom qui vous fera froid dans le dos :twisted: ) Sans que l’on sache ni pourquoi ni comment, on est immédiatement plongé dans un une histoire sordide de prêt non remboursé qui va mener à la maltraitance d’un homme. Tout doucement , on comprendra pourquoi cet homme s’est retrouvé nu et pourquoi il a été traité comme un esclave. Son sort va malheureusement rejoindre le sort de dizaines d’autres personnes rangées dans le même sac. Un sac et un piège ou il ne faut jamais mettre le doigt ( faîtes gaffe :mrgreen: ) Buy Buy Finance ( hein ça fait flipper déja… non ? ) est en somme une société privée qui accorde des prêts monétaires à hauteur "officielle"de 1 000 000 de yens aux interdits bancaires. " les déchets de la société " comme ils les surnomment. Ainsi a une hauteur de 50 % pour 10 jours Ushijima remplie le portefeuille. Il tient ses victimes en laisse grâce avec des méthodes qui tombent sous le coup de la loi.  Accros aux jeux d’argent et plus précisément au Pachinkos, célèbre "flipper "japonais, ses victimes guidées par une soif de gain et de victoire s’endettent jusqu’au cou et jusqu’à ne plus pouvoir rembourser.  Alors comment Ushijima, ce Yamakins des temps modernes réussit-il à récupérer ses gains ? Il y a une chose que vous devez savoir : Ushijima récupère toujours son argent !


Maintenant que j’ai pu vous faire flipper un peu, prenons un ton plus sérieux… rgarhh hum hum… Il ne faut pas être sensible, Ushijima est un manga moralement très dur. C’est la culpabilité qui va vous habiter tout au long de la lecture, on se sent impuissant face à la déchéance de ces personnes et de leur traitement d’une extrême violence. Toutefois, les coups, les armes et la violence physique sont rarement utilisés et difficilement prônés par cet usurier. C’est ainsi que Ushijima pratique une emprise psychologique sur ses victimes pour ainsi les mener aux pires horreurs. Au demeurant, Ushijima n’est pas un si mauvais homme, c’est un dépit constant envers la race humaine et ses folies qu’il éprouve, alors on comprend qu’ Ushijima à des valeurs ( bonnes ou non ) ancrées dans ses gênes et qu‘il ne peut accepter une telle détérioration de la société. Ainsi ces gens qu’il considère comme faibles, il va les mener au fond du gouffre, et ce, dans une seule optique, les punir de leurs faits ! C’est une lourde responsabilité qui se pose sur nos épaules… quel camp choisir ? Faut-il éprouver de la compassion pour ces gens dépensiers ?

Le premier tome fait office d’initiation, on comprend petit à petit la place de chacun, comment fonctionne cette entreprise, et l’on constate tristement les régimes menés à l’ égard de ces pauvres gens. Le dessin de qualité convaincante appuie les mots des protagonistes. Un dessin réaliste qui nous plonge dans cet univers morne. ;) Le seul reproche à faire est qu’un même personnage change parfois de bouille au long des pages. C’est un choc constant qui s’opère tout au long de la lecture. A ne pas mettre entre toutes les mains donc !

Note : 8/10

Le mot de la fin : Brouhh… ça fait froid dans le dos, j’ai parfois failli refermer le livre à la vue de certaines horreurs, assez dures à encaisser. Toutefois Ushijima est un manga sur qui je n’exerce aucun reproche. Je me suis vraiment perdu dans les dizaines de calculs du yamikins ;) Mais finalement j’ai bien aimé, je me lance dans le tome 2 trés prochainement.

[ Critiques ] Pour Sanpei / Kana – Tome 1.

” Pour Sanpei “, deux mots, et pourtant un titre qui en dit long sur la vie. Un mélange de fraîcheur et de tristesse qui amène habilement à un dessin succinct et pourtant si profond. C’est ainsi que se résume ce manga d’auteur si proche de son lecteur qui nous permet de suivre au jour le jour l’humble histoire d’un homme attachant.

Apres avoir perdu sa femme, Sanpei un sexagénaire retraité se voit emménager chez son fils, là ou vivent sa femme Reika et sa fille Nona. C’est ainsi que commence la douce histoire de ” Pour Sanpei “. Autant vous le dire, Sanpei, longuement entretenu par sa femme jusqu’à ce jour, n’est en somme pas du tout débrouillard … Hum, plus précisément, il ne sait rien faire. :mrgreen: Une simple tâche du quotidien est pour lui une épreuve non seulement insurmontable qui lui demande des efforts inhumains et qui lui prend aussi un temps considérable. :D Bref … on comprend mieux pourquoi sa femme a fini par tout faire. Heureusement pour lui que sa femme fut prévoyante, puisque tout au long de sa vie elle tenu un carnet de notes ou les simples tâches du quotidien y été inscrites et décrites afin que sont mari ne soit pas perdu si un jour elle fermait les yeux. Un jour, en ordonnant quelques affaires, il découvrit ce fameux carnet nommé ” Pour Sanpei ” ( d’ou le titre ). Ignorant plus ou moins l’existence de celui-ci il, décida de le mettre à profit et voyant que toute sa petite famille manquait cruellement de temps pour effectuer les tâches de la vie quotidienne. Il commença une transformation et affronta sa personnalité pour marquer un tournant dans sa vie afin de rendre service aux autres en réalisant cuisine, ménage, repassage, couture… dés lors Sanpei devint un autre homme ( pfiou ! il était temps  )

C’est ainsi que nous allons suivre la vie simple de Sanpei. Tout le livre permet de suivre l’évolution de ce sexagénaire, sa découverte de la cuisine, ses premières courses, les tâches ménagères… Des chose banales qui peuvent lui paraitre insurmontables, mais de bonne volonté, il finit toujours par marquer un point d’honneur à réaliser sans faille sa mission, même si celle-ci prend des heures entières ( il ne faut pas être pressé :roll: ) Au fil des pages l’on s’amuse vraiment de la découverte de choses qui pour nous paraissent futiles, on découvre et on redécouvre  le tout avec amusement. On se demande à chaque fois : mais comment va t-il s’en sortir ?. L’ouvrage se divise en 17 chapitres, qui chacun font l’objet d’une épreuve. ( 17 épreuves sur les épaules d’un vieil homme ) En plus d’être rafraîchissant ” Pour Sanpei ” est intéressant et habillement narré, en effet chaque épreuve que surmonte Sanpei est expliquée et fait l’office d’un tutoriel. Ainsi on se retrouve dans l’énumération d’étapes d’une recette ou bien dans un tuto ” comment coudre un bouton à pression ” par exemple. ;) Des choses sympathiques qui peuvent servir. N’en disons pas trop, je vous laisse le découvrir. Un peu bougon, ce sexagénaire prend un malin plaisir à embêter sa famille et ceux qui l’entourent. On le suit, on compatit, on sourit… on revit les moments certains moments privilégiés avec sa femme. En un mot c’est génial, certes, ce manga ne révolutionne rien, mais c’est original on voit peu ce style, le manga nous habitue en grande partie à du fight, des méchants, des gentils… Et là on oublie les codes on fait une histoire amusante et si proche de la réalité, c’est en celà qu’elle est attachante. Le dessin quant à lui est simple sans prétention, on n’en demande pas plus, cela suffit, bien qu’on puisse regretter les arrière-plans, souvent trop vides ou inexistants. On sent que l’auteur s’est amusé avec le dessin de ses personnages ! Il est temps de refermer ces pages et voir ce que la suite permet de découvrir.

Note : 8/10

Le mot de la fin : J’ai aimé un truc de ouf ! ça change vraiment, oublions les kameamea et le reste. Là on se pose on lit on lit, il n’y a pas de rebondissement mais peu importe Sanpei, ce vieux gosse est attachant, on pourrait presque retrouver son grand père en lui. Bon, même si le mien était quand même plus débrouillard.  :mrgreen: Je le garde précieusement chez moi et je file chél’ libraire, acheter la suite 


[ Critiques ] Fairy Tails / Pika – Tome 1.

C’est un un peu comme une recette. On prend une poignée de magiciens on les inclut dans une guilde déjantée ou règne le chaos et la démesure la plus totale, on rajoute un peu de nanas aux seins prépondérants :mrgreen: un chat bleu et un homme qui se nourrit de feu. On remue et hop ! ça donne un condensé de folie nommé Fairy Tails ! Amusant non ?!

Nous voici ainsi propulsé dans le pays de Fiore, là ou réside une fournée de magiciens plus ou moins expérimentés. Parmi eux, un jeune homme nommé Natsu accompagné de son fidèle chat bleu Happy ( oui déjà c’est psychédélique :D ) Mais aussi Lucy une jeune magicienne qui maîtrise à ” demi-merveille ” les clés d’invocations. Ainsi tous trois se retrouvent contraints de se rencontrer lors d’un évènement en ville placé sous le signe d’une rencontre avec le ténébreux ( mais si beau ) Salamander, magicien de renom et ponte du charme sur ces demoiselles. ( On voit déjà le personnage … ) Après de multiples péripéties que je me passerai d’énoncer ( à vous le plaisir de découvrir ) Lucy se retrouve dans une situation peu avantageuse, prisonnière dans un bateau ou les jeunes filles sont courtisées puis transformées en esclaves ( c’est limite la !  ) Hô qui voila ! Le jeune Natsu, après avoir délivré la belle de cette fâcheuse position conclue de lui faire intégrer et découvrir la plus prestigieuse guilde des magiciens, Fairy Tails. ( oui, de nos jours les filles s’émerveillent pour un rien. Hu ! hu ! )

 Génial me direz vous ? Et bien oui, ce tome 1 de Fairy Tails envoie du lourd, on est tout de suite propulsé dans un monde imaginaire, accueillant ou on se sent bien. Mais le seul problème, c’est du déjà vu, on prend du vieux on réchauffe et ça fait du neuf. On sent beaucoup trop la patte et l’inspiration de plusieurs mangas dont One Piece. C’est vraiment là le gros souci de construction de Fairy Tails, :( on ne se sent certes pas étranger au style, mais Hiro Mashima n’a rien inventé là et n’a pas cherché à innover. Malgré ça, Fairy Tails ne perd en rien son attrait de manga très stylisée japonais ou les combats et les situations d’extravagance sont l’essence même de la construction narrative. :twisted:  Tout au long de ce premier tome nous faisons ainsi leur connaissance et suivons avec intérêt leurs diverses péripéties, sans broncher d’un oeil. Le dessin quant à lui relève sérieusement le niveau, on retrouve de trés belles illustrations surtout lors des invocations.

Note :  6/10

Le mot de la fin : J’ai sur-kiffé, tout on long il m’est arrivé à de nombreuses reprises d’éclater de rire à la vue de scènes qui parfois sont assez inattendues. Je suis littéralement tombé amoureux du chaton bleu, Happy qui pour moi est indispensable à la série. Sa bouille de Garfield et ses pouvoirs abracabrantesques me font marrer. Si ça va en gradation et que l’histoire s’enrichit de tome en tome ,alors, je suis partant pour suivre la continuité de leurs aventures.

[ Critiques ] Le Chien Gardien d’Etoiles

Véritable institution au Japon, Le Chien Gardien d’Etoiles de Takashi Murakami est une lecture singulière, une perle, auprès de laquelle il ne faut pas passer. Mais quand est t-il vraiment ? Ce One-Shot vaut-il vraiment le coup ? C’est ce que nous allons voir :)

Tout commence sur un ton assez lugubre. Une voiture abandonnée est retrouvée par des policiers en plein milieu d’un champ de tournesols, à l’intérieur se trouve un homme et un chien tous deux décédés. Seul problème, ce dernier est mort récemment alors que l’autre est déjà là depuis prés d’un an. Qu’a t’il pu bien arriver ? C’est ce que nous allons tenter de comprendre tout au long de cette histoire abracadabrante qui mélange humour et larmes pour un plaisir de lecture inégalé.  Suite à cette découverte, l’histoire va vous être narrée en grande partie par Happy ( le chien) à travers ses souvenirs maintenant lointains.

Flashback…  Un homme simple ouvrier, se voit offrir à sa jeune fille un chiot pour son anniversaire. C’est dés lors que l’on fait la connaissance d’ Happy un chien heureux qui après avoir été délaissé par la plupart de la famille, :( est prit sous l’aile du père qui s’en occupe à longueur de journée, mais ce dernier est gravement malade et à en plus perdu son boulot. Son couple est en crise et pour arranger le tout, la jeune fille devenue adolescente se comporte mal avec son entourage et devient de plus en plus vulgaire. Bref… il reste peu de place pour un soupçon de gaîté, ainsi le couple d’un accord commun décide de se séparer. La mére obtient la garde de sa fille ainsi que la maison et la plupart du mobilier. Le père de famille, lui, se retrouve alors delaissé sans recours et surtout sans argent, décide de prendre la route en direction du Sud pour une aventure sans précédent en compagnie de son fidèle ami Happy.

Ne criez pas au sacrilège, je ne vous est révélé que le début de l’histoire et cette derniére est loin d’etre finie. La trame est racontée sur un ton plutôt léger, sans prise de tête vous suivrez nos deux compéres vivre leur " aventure ", peu importe ce qu’ils deviendront, ils vivent au jour le jour jusqu’à ne plus pouvoir. C’est une grande histoire d’amour entre un chien et son maitre que vous tiendrez à suivre dans les moindres détails. Il ne se passe pas d’évènements dantesque, juste le simple cour de la vie entre deux etres vivants, un long fleuve tranquille. Alors pourquoi est-ce aussi intéressant ? On s’attache finalement aux protagonistes. Happy, assez désorienté et dans sa tête d’animal ne comprend pas bien ce qu’il se passe, l’homme se connait et ce sait condamné, au fil des pages on adopte un vrai regard de compassion à leur égards… On aurait presque envie de les protéger :)

Allez, avant de vous faire verser votre larme, un mot sur le dessin ! D’ un trait plutôt simple et sans grande ambition recherché, le style graphique se prête plutôt bien au genre de l’ouvrage. ;)  Une trés belle couverture et un livre de 128 pages, Le Chien Gardien d’ Etoiles a tout d’un One-Shot singulier, émouvant à souhait qu’il faut posséder dans ses étagères. 

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