[ Test ] Darksiders II / PS3

En cette période estivale les blockbusters hollywoodien se font rares et votre console aurait elle aussi bien envie de se dorer au soleil et de connaitre un peu de repos, mais que nenni.. elle n’en aura pas l’occasion! Attendu comme le messie par les joueurs et la presse spécialisée, Darksiders II est certainement le titre qu’il ne faudra rater sous aucun prétexte et bien qu’ il ne soit exempt de défauts, il a tout de même l’audace de rabaisser le caquet aux jeux de ce type, tous confondus ! Death est là, rentrez dans vos chaumières !

Scénario :

Ce n’est pas spécialement la force de ce deuxième volet. L’histoire est la suivante : Death, veut sauver son frère victime d’un complot qui le désigne comme le seul responsable de cet apocalypse et de toutes ces répercutions, sauver l’honneur de War, restaurer l’humanité et vaincre la corruption. 🙂  Alors oui, le scénario n’est pas si mal pensé, seulement quelques heures de jeu après on se retrouve face à des quêtes qui s’éloigne considérablement du but initial et l’histoire vacille quelques peu dans tout les sens pour finalement revenir de temps à autre au but principal. En somme, l’effet Yoyo !

Réalisation : 

Alors que l’histoire de ce deuxième épisode pêche sur quelques points, il n’en est pas de la sorte côté graphique, la direction artistique vouée à ce deuxième épisode fait de Darksiders II l’un des crus les plus beaux de cette année. C’est une grande claque graphique et un réel plaisir visuel qui s’exerce sur nous à travers cette aventure, et bien que pour des soucis de repérages le titre reste quelques peu linéaire, Darksiders II se rattrape en offrant des décors tout simplement vertigineux en proposant à certains moments des mondes littéralement ouverts peuplés de multiples créatures 😉 ou le plaisir de se balader à dos de cheval est une jouissance inégalée. Chaque donjon, chaque monde que l’on explore rend l’expérience de jeu encore plus intense. Graphiquement c’est un peu comme un final de feu d’artifice qui n’en finit pas ! Autant vous dire que vous allez en prendre plein les mirettes, tout au moins pendant votre intrépide exploration car  pendant les cinématiques la graphique est un peu plus fade et en deçà de ce que nous a habitué à voir la licence. Alors que THQ dote le titre d’un parfait passage entre cinématique et phase de gameplay, tout l’effort accompli se voit gâché par d’intempestifs chargements à l’ouverture d’une porte ou même quand votre cheval part au galop… Un problème inexplicable de nos jours. Nous émettrons l’hypothèse de contraintes techniques trop gourmandes pour justifier ce petit désagrément.

Jouabilité :

Death c’est un peu notre héros des temps modernes, infatigable, carré, mystérieux, combatif… c’est l’aisance de Nathan Drake avec l’agilité de Bayonnetta ( mais pas les fesses :mrgreen: ) combinée à la force de Kratos, les héros de jeux vidéo n’ont qu’a bien se tenir ! C’est un véritable plaisir de contrôler Death tout au long de l’aventure, aucunement vous ne ressentirez la lourdeur de son poids aussi bien dans les phases de plateforme qu’en plein combat. Très justement, les phases de combat sont habilement disposées pendant l’aventure, c’est un vrai bonheur de combattre avec faux et masse en main. Malgré la carrure assez imposante de Death, son aisance de mouvements se révèle assez plaisante lors des déplacements et esquives. Le système de combat, sans être novateur,est bien pensé, en lui-même assez simple, les repères que vous avez pu acquérir dans d’autres titres Beath’em all- Aventure peuvent être ici repris sans aucun dépaysement. Les phases de plateformes ou déplacements sont, elles aussi, accueillies avec sourire. En effet vous aurez sûrement l’occasion de vous retrouver accroché au mur ou sur une poutre afin d’atteindre l’autre rive sans tomber dans le gouffre mortel en-dessous de vous. Le système d’accroche et de passage de plateformes et lui aussi très instinctif. Mais venons à parler des passages qui fâchent d’habitude tout le monde, je parle bien évidemment des passages aquatiques. Il en va de saluer ouvertement la réussite de ces quelques phases que vous rencontrerez en parcimonie tout au long de votre aventure, je n’irais pas jusqu’à dire qu’elles sont plaisantes, mais m’a fois par apport à d’autres titres les passages sous la flotte de ce Darksiders II ne sont pas de si mauvaise acabit. Afin de conclure cette partie on notera tout de même l’apparition d’un aspect RPG assez poussé qui donne à l’aventure une certaine saveur et une envie de progresser, faire évoluer son personnage et un contentement quant à son apparence qui changera considérablement à chaque arme ou habit récolté. Afin de oneshot vos ennemis vous pourrez faire évoluer vos armes au plus haut point, acheter et vendre aux commerçants des améliorations qui feront de vous le tueur sanguinaire redouté de tous !

Durée de vie :

Bien loin des 10 petites heures que propose généralement le genre Beath’ em all – Aventure, Darksiders II se dote d’une aventure longue et épique moyennant 25 h petites heures, oui oui ! Pour un jeu de cette acabit c’est une vrai aubaine pour nous joueur et gamer  d’avoir une aventure, qui, bien qu’elle soit longue, ne perd en rien de sa saveur aux fil des niveaux. 25 heures de concentré d’action et un plaisir à découvrir les vestiges graphiques tous plus beaux les uns que les autres, qui l’aurait cru ?! On attend un Darksiders III avec minimum 150 heures au compteur ( je rigole 😆 ). Pour les plus fous d’entre vous qui voudraient se lancer dans une aventure des plus coriaces et choisir le mode ” apocalyptique  ” ( il porte bien son nom ) comptez un minimum de 30 h et une boîte de doliprane. Oui, c’est nécessaire à ce niveau-là !

Bande son :

Le titre switche entre des phases très calmes dites  d’exploration dépourvu de toute musique ou d’une petite tracklist d’ambiance  ou seuls vos pas et les quelques bruitages environnants vous serviront à vous sentir moins seul, et des phases de combat avec un choix musical beaucoup plus endiablé qui se stoppera automatiquement une fois le terrain déblayé 🙂

Cette apocalypse et la corruption n’auront pas eu raison de l’incroyable conviction de Death ! THQ , en sortant son titre bien loin des grosses annonces de cet hiver s’offre le luxe de n’avoir aucun concurrent sur son chemin et faire ainsi profiter au monde entier de son grand bébé qui gagne encore le respect de tous, aussi bien des joueurs que de la presse. Personnage charismatique, vivacité de mouvements, décors à couper le souffle et réalisation de haut vol, et même si quelques problèmes demeurent,  Darksiders II est le titre qui offre à son grand frère une suite digne de ce nom, méritant de porter haut et fort la désignation de  » jeu de l’année  » ! On conclura tout de même que si ces quelques problèmes avaient pu être corrigés avant sortie officielle, le titre aurait pu être parfait ! Désormais, c’est à vous de vous forger votre propre idée : Soyez fort mécréants, armez-vous et partez au combat la tête haute ( et revenez sans elle ! 😆 )

Note : 16/20

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2 commentaires sur “[ Test ] Darksiders II / PS3

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