[ Japan Expo 2015 ] Compte Rendu de la journée !

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C’est par une chaleur harassante que je me suis rendu ce matin même à l’édition 2015 de la Japan Expo. Cette 16 ème édition bien que globalement équivalente aux précédentes, comprend quelques changements 🙂 Tout d’abord la taille. Vous y retrouverez deux très grand Halls dont un consacré aux stands éditeurs ( Jeux Vidéos et Mangas ) et l’autre aux shows de Cosplays et événements musicaux.

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Comme les Idols ( bien que très mignonnes 😉 ) n’intéressent pas mon lectorat, parlons du stand principal du nom d’ Ichigo. Vous y retrouverez Nintendo et ces jeux présentés lors de l’E3, Namco Bandai, Square Enix ou encore Kana et d’autres distributeurs pour la partie mangas.

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J’ai l’impression d’avoir déjà vécu cette Japan Expo. Il y a de nombreux efforts qui ont étés fait par la direction. Cependant, cette édition n’a pas de saveur particulière propre à ce 16éme impact et c’est bien dommage 😦

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Néanmoins, je reconnais que pour les visiteurs cela peut être très intéressant pour de nombreuses raisons. Du coté jeux vidéos, nombreux titres sont présentés en avant première. Ainsi le public n’ayant pas la chance de se déplacer jusqu’à l’E3, aura l’occasion de mettre la main sur certains de leurs coups de coeur.

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Il y a également un gros effort fait sur les animations des stands mangas. Tout est fait pour divertir le consommateur et proposer une plus value aux stands d’achat et ça c’est cool, car les acheteurs sont de moins en moins considérés comme des pigeons. De plus, la Japan Expo ne tombe pas dans  le  » supermarché géant  » à l’instar de Paris Manga.

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Pour le moment, la qualité subsiste, même si l’originalité devrait être retravaillé 🙂 Soyons donc mitigés mais heureux qu’un vrai salon geek existe encore aujourd’hui. On constate dés lors que ce sont encore des passionnés au pilotage du salon 😉

Article posté par un humain poilu

[Critiques] Puella Magi Madoka Magica / Doki Doki – Vol. 1 et 2

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Puella Magi Madoka Magica est avant tout un anime sorti le 7 Janvier 2011 au Japon qui a bouleversé le genre du Magical Girl en y apportant de la maturité dans cet univers qui semblait à l’origine « rose-bonbon ». Ici nous sommes en présence des adaptations manga qui sont sorties peu après en Février 2011 (Japon) en se basant sur le script de l’anime.
Cependant est ce qu’il suffit d’adapter un succès de l’animation pour en faire un bon manga ?
C’est ce que nous allons voir tout de suite ! 🙂

Dans le premier volume, nous vivons le quotidien de la jeune et candide Kaname Madoka , collégienne tout à fait ordinaire, jusqu’au jour où elle se retrouve face à une mystérieuse élève transférée qu’elle a déjà vu dans un rêve, Homura Akemi qui semble la mettre en garde contre quelque chose. A partir de cet instant les choses se précipitent pour Madoka qui se retrouve alors mêlée dans une lutte entre les sorcières (qui ne sont pas comme vous l’imaginez) qui poussent les humains à commettre l’irréparable, contre les Puella Magi qui répandent l’espoir en chassant ces mêmes sorcières.  Cependant les choses sont bien plus complexes qu’il n’y parait !

En ce qui concerne le 2ème volume nous y allons crescendo vers quelque chose de plus mature et obscur sur les Puella Magi, dont l’existence et l’avenir semble en réalité plus tragique qu’on pourrait le croire… Je n’en dirai pas plus car je risquerai de vous spoiler des éléments très intéressants 😉

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Les 2 premiers tomes réussissent à merveilles à conter le scénario de l’anime en version manga, les dessins sont très proches de l’anime, voire meilleurs, la mise en scène est tout aussi bien, on perd un peu en contenu comme les bandes-son. Les couleurs retranscrivent mieux les apparitions des sorcières ainsi que les voix.
Cela n’en fait pas pour autant un mauvais manga ! L’essentiel de l’anime est bien là : son scénario et Doki Doki édite donc bien un manga de qualité !

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Le mot de la fin : Si vous n’avez jamais vu l’anime je vous conseillerais ces mangas si vous n’avez pas beaucoup de temps libre, en revanche si vous en avez et que vous voulez une expérience optimale regardez l’anime en priorité ! Il y’a même un film qui complète le tome 3 et les 12 épisodes de l’anime 😉

[ Critiques ] Le Garçon et le monde

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Le Garçon et le monde (O Menindo eo mundo en portugais)  est un film d’animation brésilien, réalisé par Alê Abreu et qui a remporté le Cristal du long métrage au Festival international d’animation d’Annecy au même titre que Porco Rosso de Hayao Miyazaki ou Kirikou et la Sorcière de Michel Ocelot ainsi que de nombreuses mentions dans d’autres festivals…rien que ça ! 😀

Dans ce long métrage nous vivons l’histoire d’un jeune garçon (son nom n’est pas cité dans le film) vivant paisiblement dans sa petite maison dans la prairie avec ses parents, près d’un environnement naturel, plein de vie et de couleur où le garçon s’y amuse beaucoup. Cependant le père doit quitter le doux foyer afin d’aller travailler en ville, le garçon vit alors difficilement cette séparation et décide donc de partir à sa recherche.
C’est dans cette quête qu’il découvrira les aspects sombres de notre société de consommation
Le garçon retrouvera-t-il son père bien aimé dans ce nouvel environnement hostile ?
La réponse se trouve dans le film 😉

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Alê Abreu signe une œuvre poétique, enfantine et bouleversante, en effet le film ne contient quasiment aucun réel dialogue (il y’en a très peu et on entend du portugais inversé), vous devez suivre le fil de l’histoire en vous concentrant sur les images et la musique qui est très bien composée pour les différents moments du film (différents artistes ont travaillé la dessus). Le style graphique adopté est volontairement calqué sur ce que pourrait dessiner un enfant, ce qui rend l’histoire assez touchante car il y’a une certaine innocence qui s’en dégage. Les différentes couleurs utilisées rendent le film par moment très joyeux mais aussi très angoissant et tout les éléments de l’histoire sont très facilement compréhensibles.

Le brésilien aborde des thèmes adultes dans ce film à destination des enfants comme la pauvreté, l’industrialisation, la société de consommation ou encore le fatalisme du temps qui passe, de manière intelligente sans trop en faire.
La question est : Est-ce-que les enfants comprendront bien le message du film ?
Je l’ignore mais je sais qu’une petite fille dans la salle de projection a pleuré à la fin, c’est un début de réponse peut être ! 😦

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Le mot de la fin : Si les graphismes enfantins ne vous déplaisent pas trop et que vous savez apprécier une œuvre dans son ensemble en toute simplicité, n’hésitez pas à le voir 🙂
Sinon vous pouvez toujours le proposer à des/vos enfants qui , je pense, seront bien réceptifs à l’œuvre d’Alê Abreu !
La date de sortie ? 8 Octobre 2014 (notez le bien !)

[ Critiques ] D.Gray-Man / Glénat – Vol.1

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Imaginez un XIXème siècle où vous suivez les aventures d’un jeune anglais Allen Walker dans sa lutte contre le maléfique et rondouillard Comte Millénaire mais surtout contre ses armes les akuma (démon en japonais)… des êtres abjectes issus d’un mélange d’âme humaine, de tragédie et de mécanique dont l’unique but est l’anéantissement de l’humanité, voilà ce qu’est grosso-modo D.Gray-Man.

illustration 1 DGMAllen a pour particularité d’être un exorciste (pas comme dans le film hein ! 😉 ), un élu de Dieu qui se voit accordé le pouvoir permettant de lutter contre le Comte et ses akuma, le pouvoir d’un cristal divin,  « L’innocence » qui a déjà permis de vaincre le Comte il y’a 7000 ans mais qui s’est dispersée durant le Déluge, car oui dans D.Gray-Man la Bible est clairement une source d’inspiration pour la mangaka Hoshino Katsura. Je ne vous en dirai pas plus 😉

Le style graphique est assez gothique, on pourrait se demander si l’inspiration biblique ne serait pas une sorte d’excuse (pour notre plus grand plaisir) pour justifier ce style, les personnages sont bien dessinés avec des décors plutôt détaillés. On nous fait bien ressentir les thèmes de la croyance, de la mort et de la tragédie car ils sont régulièrement mis en avant.

illustration 2 DGMLes 7 chapitres de ce volume 1 sont bien construits, on ne ressent aucunement ce sentiment de répétition que l’on peut retrouver dans d’autres mangas que je ne citerai pas. On s’attache facilement aux différents personnages secondaires qu’Allen rencontre durant les 7 chapitres, ils ne sont pas vraiment stéréotypés, mais juste comme il faut. De plus chaque chapitre nous donne toujours des informations souvent intéressantes et essentielles sur Allen ou les éléments qui l’entourent ce qui donne à D.Gray-Man une profondeur qui le rend vraisemblable.

Glénat qui s’occupe de l’édition française a repris la même couverture que la version japonaise en centrant juste le nom de la mangaka. Les pages sont bien imprimées et la police de caractère bien lisible, on peut aussi ajouter qu’il y’a des fiches personnages entre chaque chapitre avec les commentaires de l’auteure ce qui est toujours un plus à prendre 🙂

Le mot de la fin : Je vous conseille donc vivement ce volume 1, à savoir que pour le moment 24 volumes sont sortis à ce jour en France et que malheureusement la série semble connaître une pause de plus d’un an au Japon.
Donc si vous devenez fan de la série, armez-vous de patience 😉

[ Critiques ] Guskô Budori no Denki

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On avait plus entendu parler de Gisaburo Sugii depuis 1995 lorsque sortait Street Fighter II. Néanmoins, presque 10 ans plus tard, il revient dans petit AnimeGuskô Budori no Denki ou L’Étrange Voyage de Budori. Adaptation d’un roman de Kenji Miyazawa (1932), il conte l’aventure de Gusuko Budori, jeune chat délaissé par ces deux parents, qui va partir à la recherche de sa petite sœur mystérieusement enlevé 🙂

Budori et sa famille vivent dans la grande forêt au nord d’Ihatov, la vie y est douce et les terres sont très fertiles . Tout ce passait magnifiquement bien pour eux, chaque printemps était ensoleillé jusqu’à une année où l’hiver ne se termina jamais. Les récoltes devenaient quasi-nul et la famine commença. 😦  Malheureusement, ce ne sera pas le seul souci de Budori. D’abord son père, un bûcheront reconnu, prit de folie, décide au milieux de la nuit de sortir dans la forêt alors qu’une tempête de neige glacial s’abat a l’extérieur. Puis, c’est sa mère qui décide de quitter le foyer afin de retrouver son père dans la forêt. Et enfin, cerise sur le gâteau, c’est sa petite sœur Neri qui va se faire « Kidnappé » ( pour ne pas dire Catnappé ^^ ) par un mystérieux chat aux pouvoirs magique impressionnant et habillé d’une grande cape violette. Désormais plus seul que jamais, le jeune Budori, va partir à la recherche de sa petite sœur le long d’une aventure dans laquelle il va faire de belles ( et moins belles ) rencontres.

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Le long de cette aventure Gisaburo Sugii va nous rappeler toute les valeurs nobles qui sont celle du travail et de la solidarité grâce au personnage de Budori qui, étant encore très jeune, aura l’occasion d’apprendre toutes ces valeurs à travers toutes ses péripéties. ( et par la même occasion, d’apprendre ces valeurs aux personnes qui visionnerons L’Étrange Voyage de Budori. Toutefois, l’idée de faire réfléchir les personnes sur ces valeurs par le biais d’un personnage peut rendre ce dernier peu intéressant. 😦 Car il est vrai que le personnage de Budori manque assurément d’intérêt… Connaissent rien du monde qui l’entoure, il ne prend la parole que pour interroger les protagonistes qu’il croisera le long de sont périple. Et il n’y aura pas de réel parti prit par ce personnage. Cela rend Budori peu intéressant ( comble pour un personnage principal auquel, généralement, le visionneur devrai s’attacher et même s’identifier ) le long de son aventure qui se traduit par un apprentissage de vie. Cet anime reste néanmoins, visuellement très sympathique à voir. Car, en effet , Budori va nous amener a voir différents paysages et environnements magnifiques qui rattrape légèrement le manque d’intérêts de l’histoire. Merci à Yukio Abe le directeur artistique de cette anime 😉

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Le mot de la fin : Quoique très sympathique a voir, le scénario de Guskô Budori no Denki reste beaucoup trop plat. Mais il vaut tout de même le coup d’être vu. Afin de vous en faire votre propre opinion, allez le voir le 27 août 2014 à sa sortie  

[ Critiques ] Le Chien Gardien d’Etoiles Enfances / Tome 2.

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Après nous avoir littéralement  conquis  Takashi Murakami retente l’expérience et nous offre cette fois-ci  la suite du premier tome qui se déroule juste avant et pendant les événements de ce dernier. Enfances ( c’est le nom de ce deuxième opus ) nous permet de comprendre comment le petit chien Happy en est arrivé à finir ainsi . ( Cf. Critique Tome 1 )

chien-gardien-etoile-2-ext-2L’histoire commence de la sorte, Happy  notre petit chiot préféré et son frère, sont retrouvés abandonnés, dans un carton, au bord d’une route. Mais ceux-ci ne resteront pas longtemps. Quelques heures plus tard, le frére d’ Happy trouve   » acheteur «  puisqu’il est enlevé par deux petites filles qui l’adoptent et en prendrons surement bien soin de lui… Nous ne le reverrons jamais. Happy quant à lui est récupéré par une vielle dame, très malade, triste et bougonne, qui ne prend plus gout à la vie. Une fois rentré dans son minuscule appartement, celle-ci tente de se donner la mort  à coup de somnifères et voyant qu’ Happy n’est pas plus vif qu’elle, décide de l’emmener lui aussi vers l’au delà. Happy s’en sortira t’il ? …

chien-2Pas très joyeux, me direz vous. En effet, on ne lit pas  Le Chien gardiens d’étoiles  pour s’enjailler en bouffant une bonne tranche de jambon 😀  Par apport au premier tome, celui-ci commence plutôt gaiement. Contrairement à d’autres mangas où l’histoire se déroule plusieurs mois ou années  avant le premier tome, ici l’histoire de ce deuxième tome se déroule quelques jours plutôt et par moment en même temps que le premier tome, cela veut dire que sur une bonne dizaines de pages nous relisons la même histoire mais d’un point de vue différent et nous apercevons en arrière plan  le personnage que nous avons suivi dans cette même scène quand nous avions lu le premier tome. C’est un mic et mac un poil compliqué à expliquer ici, mais c’est un habile procédé d’écriture que l’on doit reconnaître à Takashi Murakami. 😉 L’ histoire est quand même ultra sympathique, pleine de rebondissements , et ultra mignonne, même si parfois, un peu triste ! Tout ceci nous permet de comprendre ce qui s’est déroulé dans le premier tome. En revanche, si  l’on devais faire un reproche. L’histoire se fini en queue de poisson. Cela est à la fois assez agaçant, mais promet peu être une suite. Ce qui, entre nous, serait vraiment génial ! et je pèse mes mots …

Le mot de la fin : Merci aux éditions Sarbacane d’avoir pris sous ses ailes une étoile montante du manga, Takashi. En espérant avoir une suite très vite, je vous conseille vivement de vous atteler à lire ces deux premier tomes , même si ceux-ci sont un poil chers. Longue vie à Sarbacane et à Happy 😉

[ Critique ] Rex Fabula / DokiDoki – Tome 1.

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Vouloir tout maîtriser, tout contrôler sans se plier aux règles n’est peut être pas la solution adéquate dans un univers où rien ne ressemble au monde réel. La mort peut très vite arriver, et les arrangements ne résolvent rien… au contraire ils finissent par tout envenimer et nous conduisent dans un gouffre profond où reculer, est impossible. Welcome to Rex Fabula by Fujiyama Kairi !

Rex-Fabula-mangaC’était une journée comme les autres, une journée rythmé par les querelles lycéennes, les cours, les amours… Bref, rien ne prédisait l’incroyable tourment qu’allait se produire pour Homaré, un jeune garçon, riche, intelligent, d’une famille très haute placé dans la société, propriétaire d’une magnifique demeure avec femme de chambre, soubrette, majordome et j’en passe ! Pourtant cette journée marqua un vrai tournant dans la destiné d’ Homaré, quelques heures après avoir revu pour la première fois son ami d’enfance, celui tomba par hasard dans l’aile gauche du lycée, sur un miroir ancien, couvert de poussière, de toiles d’araignées et de crottes de souris… intrigué par celui-ci et au cours d’un accrochage avec son ami d’enfance qui l’avait suivit jusqu’à cette fameuse pièce,  nos deux compères tombèrent alors dans les escaliers, Ikushima blaissé, Homaré décida de remonter chercher de l’aide, seulement, le lycée avait drastiquement changé d’apparence … ils étaient tombés dans un monde parallèle ! Mais Homaré, habitué à tout contrôler  voulu s’échapper de ce monde, et mit en danger son ami blessé.  Voulant le sauver d’un piège mortel, Homaré pria au régisseur de ce monde de sauver son ami Ikushima et sacrifia sa propre vie. Contre toute attente, le dieu de ce monde décida de sauver Homaré, contre quoi celui-ci devra constamment faire des allé-retour entre le monde réel et ce monde virtuel ou rien n’est sur !

Vid2Rex Fabula, ne perd pas de temps, à peine les premières pages tournés, Rex Fabula nous plonge dans l’émotion d’un héros décédé qui se sacrifie pour la vie de son ami. Même si celui-ci réssucite très vite et refait son apparition quelques pages plus loin, on peut tout de même remercier Fujiyama, de nous présenter pour une fois un héros qui est loin, trés loin d’être surpuissant et disposant d’une vie, qui comme la nôtre est régie par la loi de la nature, et qui dépend dans le cas de sa résurrection d’un être surpuissant qu’est Dieu. La suite du manga est assez prenante et les allés retour entre le monde parallèle et le monde réel nous rendent d’autant plus complice avec le héros principal, qu’il ne doit en aucun cas se faire repérer et que seul nous et lui, face au monde entier, savons dans quel pétrin Homaré s’est fourré. La deuxième moitié du livre est nettement plus concentré sur des phases d’action et sur la recherche d’êtres humains perdus dans ce monde. Toute cette histoire est aussi quelques part une compréhension de sois même. Ce monde et plus particulièrement leurs monstres sont entièrement construit sur les peurs des êtres humains qui s’y trouvent, si ils n’ont pas peur, ils pourront survivre, sinon ils mourront… Finalement notre destiné n’est pas si loin, les peurs nous empoisonnent la vie et nous rendent faible, alors que si nous les combattons nous devenons plus fort. Il faut voir dans Rex Fabula deux sens de lecture, le sens classique d’un monde parallèle avec monstres et pouvoir magique et le deuxième expliqué ci-dessus, nettement plus profond et axé philosophie. C’est  pour cela et bien d’autres aspects qu’il serait bien trop long d’expliquer que Rex Fabula est une très bonne pioche !

Note : 8/10

Le mot de la fin : J’étais super content que le héros meurt dés le début, c’est pareil quand je regarde un film, je veux que le héros décède  c’est pas marrant quand malgré, 6 balles dans le torax le personnage principal survit ^^ Et la je suis comblé, j’ai hâte de découvrir le deuxième tome, en espérant qu’il dépote autant 🙂

[ Critiques ] I Am A Hero / Big Kana – Tome 1.

Après nous avoir habitué à un style radicalement différent avec Ressentiment, Kengo Hanazawa s’attaque aujourd’hui à une série très prometteuse, celle de I Am A Hero ! Sous des airs de déjà-vu, ce titre se veut nouveau et frais pour proposer un univers que l’on reconnait sans pour autant tomber dans le plagiat d’une cité où survivre est le seul mot d’ordre. Bienvenue dans la douce folie de Kengo Hanazawa ! 😉

C’est une journée comme les autres, après avoir bossé dur tout au long de la journée Hideo, rentre chez lui, se pose devant sa télé en dégustant des plats cuisinés. Bref… rien de transcendant, pourtant cette nuit ne se déroulera pas comme les autres, en effet pris d’une peur incontrôlable en raison de vieilles histoires qu’il ressasse inlassablement dans sa tête, Hideo va se réveiller en sursaut, avoir des hallucinations, en somme pas trés rassurantes ( des entités imaginées apparaissent sous son lit ) Hideo va se créer un cercle de protection à base de livres choisis à la lettre et disposés sur le sol. 🙄 Pourtant au petit matin rien n’a changé, une douce frayeur qu’il a lui même orchestrée dans son esprit. C’est ainsi que comme chaque matin Hideo, mangaka aguerri s’en va en direction de sa maison d’édition là ou il effectue encrages et illustrations pour de futurs mangas. Cependant, dans la journée, les informations télévisées annoncent ce qui se trame dans la ville. Des vieillards pyromanes séviraient , des gens se mordraient entre eux, des présentatrices  disparaitraient de l’écran sans qu’aucune explication ne soit donnée… des choses bizarres et indicibles se déroulent dans les alentours. 😈  Mais alors, les peurs d’ Hideo dues aux histoires terrifiantes que lui raconte son patron ne seraient-elles pas bien réelles ? Un soir, ayant fini tardivement, c’est dans la pénombre la plus totale qu’Hideo passe par le chemin habituel afin de rentrer chez lui, seulement son patron vient de lui conter une histoire des plus terrifiante  en rapport avec un arbre disposé sur ce fameux chemin sous lequel se déroule des évènements pour le moins étranges, il a beau se persuader que tout ceci n’est qu’imagination, cette nuit Hideo va assister à un  terrible évènement déstabilisant !

En toute évidence, nous n’avons pas ici à faire a un héros digne des temps modernes mais bien à un anti-héros, peureux, otaku, a moitié délabré psychologiquement, :mrgreen: un personnage certes attachant mais sans grand charisme. Les scènes de présentation jouxtent des scènes de de plain-pied.

Un premier tome assez plan qui fait office de long, très long synopsis afin de présenter au mieux chaque personnage et sa place dans l’histoire. Seulement voilà, l’histoire ne se révèle vraiment intéressante qu’au trois-quart du bouquin, là ou les choses commencent a bouger un peu. Kengo Hanazawa nous fait sentir un certains suspens dans les quelques toutes premières pages, mais qui redescend aussitôt à la vue du non-effet de surprise qui aurait du être placé. L’histoire tarde à démarrer et c’est là le vrai problème du bouquin. 😦 A l’inverse, le dessin est d’une qualité indéniable, des mélanges habiles de photos retouchées a des coups de pinceaux habiles, la patte artistique est assez indicible. On a vraiment l’impression d’être transporté dans un dessin animé d’images de synthèse, surtout dans les premières pages, car l’effet s’estompe par la suite.

Note : 6 /10

Le mot de la fin : Je me suis ennuyé pendant la lecture. La longue présentation des personnages est inutile, on sent que l’auteur a vraiment voulu poser les bases pour attaquer ensuite sur du mouvementé… mais bon dieu ! , on est censé convaincre en un épisode et là, c’est peine perdue !. La couverture m’avait fait de l’oeil mais le contenu m’en fait moins… Je serais tout de même partant pour attaquer le deuxième tome car cette fin ne m’a pas laissé indifférent !

[ Critiques ] Le Chien Gardien d’Etoiles / Tome 1.

Véritable institution au Japon, Le Chien Gardien d’Etoiles de Takashi Murakami est une lecture singulière, une perle, auprès de laquelle il ne faut pas passer. Mais quand est t-il vraiment ? Ce One-Shot vaut-il vraiment le coup ? C’est ce que nous allons voir 🙂

Tout commence sur un ton assez lugubre. Une voiture abandonnée est retrouvée par des policiers en plein milieu d’un champ de tournesols, à l’intérieur se trouve un homme et un chien tous deux décédés. Seul problème, ce dernier est mort récemment alors que l’autre est déjà là depuis prés d’un an. Qu’a t’il pu bien arriver ? C’est ce que nous allons tenter de comprendre tout au long de cette histoire abracadabrante qui mélange humour et larmes pour un plaisir de lecture inégalé.  Suite à cette découverte, l’histoire va vous être narrée en grande partie par Happy ( le chien) à travers ses souvenirs maintenant lointains.

Flashback…  Un homme simple ouvrier, se voit offrir à sa jeune fille un chiot pour son anniversaire. C’est dés lors que l’on fait la connaissance d’ Happy un chien heureux qui après avoir été délaissé par la plupart de la famille, 😦 est prit sous l’aile du père qui s’en occupe à longueur de journée, mais ce dernier est gravement malade et à en plus perdu son boulot. Son couple est en crise et pour arranger le tout, la jeune fille devenue adolescente se comporte mal avec son entourage et devient de plus en plus vulgaire. Bref… il reste peu de place pour un soupçon de gaîté, ainsi le couple d’un accord commun décide de se séparer. La mére obtient la garde de sa fille ainsi que la maison et la plupart du mobilier. Le père de famille, lui, se retrouve alors delaissé sans recours et surtout sans argent, décide de prendre la route en direction du Sud pour une aventure sans précédent en compagnie de son fidèle ami Happy.

Ne criez pas au sacrilège, je ne vous est révélé que le début de l’histoire et cette derniére est loin d’etre finie. La trame est racontée sur un ton plutôt léger, sans prise de tête vous suivrez nos deux compéres vivre leur  » aventure « , peu importe ce qu’ils deviendront, ils vivent au jour le jour jusqu’à ne plus pouvoir. C’est une grande histoire d’amour entre un chien et son maitre que vous tiendrez à suivre dans les moindres détails. Il ne se passe pas d’évènements dantesque, juste le simple cour de la vie entre deux etres vivants, un long fleuve tranquille. Alors pourquoi est-ce aussi intéressant ? On s’attache finalement aux protagonistes. Happy, assez désorienté et dans sa tête d’animal ne comprend pas bien ce qu’il se passe, l’homme se connait et ce sait condamné, au fil des pages on adopte un vrai regard de compassion à leur égards… On aurait presque envie de les protéger 🙂

Allez, avant de vous faire verser votre larme, un mot sur le dessin ! D’ un trait plutôt simple et sans grande ambition recherché, le style graphique se prête plutôt bien au genre de l’ouvrage. 😉 Une trés belle couverture et un livre de 128 pages, Le Chien Gardien d’ Etoiles a tout d’un One-Shot singulier, émouvant à souhait qu’il faut posséder dans ses étagères. 

Ps : Retrouvez la critique du tome 2 ( Critique Tome 2. )

[ Test ] MotorStorm RC

Vous connaissez la série Motorstorm, ses Trucks impressionnants ,ses circuits aphrodisiaques, glaçants ou apocalyptiques.  Pour le lancement de la PsVita les ptis gars d’ Evolution Studios ont permutés leurs crocs contre des ballerines et ont tenté le tout pour le tout. Modifiant intégralement la licence, ramenant la série à un minimalisme des plus impressionnant. Etes -vous prêts à troquer les montures dantesques contre des 4L télécommandées aux bruitages de trompette encrassée ?  C’est le pari fou que ce sont lancés les développeurs au risque de bouleverser à jamais les codes de la série Enjoy ! :mrgreen:

Scénario :

Une absence de scénario qui n’est finalement pas indispensable sur un jeu de ce type, ou le principal atout se concentre sur le gameplay et la réalisation . Le scénario selon toutchi’ : Sous son air de titre bon enfant Motorstorm veut laisser croire, que derrière tout ce remue-ménage, se cache de toute évidence une bande de gamins drogués à l’opium voulant organiser des courses de voitures télécommandées sur des circuits fabriqués au fer à souder dans le garage familial. 🙄

Réalisation :

Motorstorm est littéralement, un épisode de poche. Même si on peut en douter, les changements drastiques effectués sur la licence ne font perdre ni de l’intérêt du jeu ni de sa nervosité et le titre demeure de loin aussi jouissif et peut-être même plus addictif que ses prédécesseurs. Malheureusement, dans son ensemble le soft n’est pas si irréprochable et d’un point de vue graphique ce dernier est en deçà de ce qu’est capable d’afficher la console. Background aux textures fades, cliping … Motorstorm RC semble avoir été un simple portage  de l’épisode PS3 en tous points similaire. Néanmoins un désavantage qui devient un atout si l’on considère la compatibilité du titre de la Vita à la PS3.

Jouabilité :

Ce n’est pas sur Motorstorm que vous allez vous arracher les cheveux à constituer des combinaisons de touches. Loin de là, Motostorm joue la carte d’un gameplay accessible a tous, sans même tomber dans le simplisme le plus total. Car bien que deux joysticks contrôlent  intégralement vos mini-bolides, la négociation des virages et autres dépassements sur file de gauche nécessiteront un doigté bien particulier.  Quatre types de véhicule vous seront proposés, de la Super Mini au Monster Truck en passant par la Super Sprint ( et j’en ai encore d’autres en stock ) chacune d’elle nécessitera un temps d’adaptation en fonction de leurs facultés. Adhérence, Vitesse, Stabilité, tout ces critères sont pris en compte et un changement radical d’un bolide à l’autre peut vous placer en queue de peloton. Shooté à coup de MicroMachines, le titre procure à peu de chose près les mêmes sensations mais dans un univers nettement plus mature. Vous trouvez ça simple ? Comptez sur les pièges et autres fourberies pour transformer votre course en enfer 😈

Durée de vie :

Pour un pti’ du PSN moyennant 6 € le titre en a sous le capot ( hu! hu! ) et avec la durée de vie qu’il propose vous avez de quoi faire. Le titre propose un système de progression simple mais aussi très prenant. Faisons clair, 4 mondes comprenant 12 niveaux vous sont proposés, et chacun de ces niveaux est dispatché en un type de course spécifique ( Contre la montre, classique … ) chacune de ces courses vous permet de gagner selon des critères spécifiques à chaque type de course un quota maximum de 3 médailles. Ces dernières vous donnent la possibilité de débloquer du contenu supplémentaire des niveaux, des terrains de jeux et même des voitures. De plus, si vous êtes un vrai gameur vous pourrez toujours vous faire un plaisir de collecter un maximum de voitures ,de terrains et de retenter de constituer votre propre course personnalisée avec l’outil prévu à cet effet. Et puis pourquoi pas, rêver du titre du meilleur joueur mondial avec un classement en ligne sur chaque course qui vous donnera du fil à retordre pour battre les records de nos amis Nippons. Une replay value enorme.

Bande son :

Contrairement à certains jeux de course qui vous gélifient les méninges, Motrostrom RC propose une playlist de morceaux qui mettent dans l’ambiance et procure un total décalage avec la dimension du titre allant du Groovy au Rock and roll. Néanmoins la bande son s’associe magnifiquement à l’ambiance et procure une certaine montée d’adrénaline.

Fabuleusement inspiré de MicroMachines, Motorstorm est en total décalage avec son temps. Là ou certains misent sur la surenchère technologique, d’autres préfèrent jouer la carte de la différence et tenter le tout pour le tout. Avec l’envergure atteinte, Motorstorm est aujourd’hui l’un des jeux les plus prisés du Playstation Store. C’est en effet un pari gagné pour l’équipe américaine Evolutions Studios, qui avec le succès de son jeu pourrait bien retenter l’expérience une nouvelle fois et nous pourrions bien dans l’avenir retrouver Motorstrom au summum du macroscopique. Motorstorm en voitures télécommandées …ça a quand même de la gueule !  😉