[ Critiques ] Puella Magi Madoka Magica / Tome 3

puella-magi-madoka-magica,-tome-3-1900862-250-400Les séries des Magicals Girls sont connues et reconnues pour avoir un univers rose et joyeux mais c’est totalement l’inverse que nous proposent les éditions Doki Doki avec l’adaptation en manga de Puella Magi Madoka Magica, un anime japonais qui a eu un énorme succès sur l’archipel nippon. Sombre et mature, voilà l’univers qui vous attend.

Le 3ème tome marque la fin du manga et donc la résolution de l’intrigue. Sans trop vous spoiler, on apprend la vraie nature des sorcières et comment elles apparaissent. De cette révélation, on découvre les motivations cachées des incubateurs dans leur quête incessante de nouvelles puella magis. Mais aussi, le plus important, pourquoi Homura cherche à empécher Madoka de devenir une puella magi et aussi la relation qui les unit. En somme, révélations et rebondissements au programme. 🙂

Madoka-Manga-Screenshots-SPOILERS-puella-magi-madoka-magica-33546980-789-751Que dire de plus que ce qui a déjà été dit pour l’anime, ce tome conclut une série qui a su rendre un genre plus mature tout en collant à l’univers des magicals girls et sans le dénaturer. Le tome 3 résous l’intrigue tout en rappelant que le pouvoir de l’amitié est plus fort que tout… quoi ça sonne mal dans ma bouche ? Bon ok, malgré un scénario travaillé, le tome 3 déstabilise un peu le lecteur en mêlant dans une 1ère partie la fin des évènements qui ont commencé dans le tome 2 tout en montrant le passé de Homura, mais de façon maladroite. Mais le titre possède de solides bases avec son scénario qui a déjà fait ses preuves.

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Le mot de la fin : Puella Magi Madoka Magica réinvente le style présent dans les séries de Magicals Girls en le rendant plus mature avec un univers plus sombre. A conseiller aux fans qui ont déjà vu l’anime et aussi à ceux qui ne l’on pas vu. 🙂

[ Critiques ] Ushijima / Big Kana – Tome 1.


Ne jamais mettre un doigt dans l’engrenage fatidique et mortel de l’usurier de l’ombre Ushijima. Shohei Manabe nous sert sur un plateau d’argent un manga exclusif, singulier, très sombre, pour public averti, qui révèle la triste réalité des choses dans un monde ou l’argent est la seule distraction possible et ou la loi du plus fort devient alors une fatalité inébranlable.


Ushijima un Yamikins de haut rang à monté il y a quelques années une entreprise de prêt du nom de Buy Buy Finance. ( Un nom qui vous fera froid dans le dos 😈 ) Sans que l’on sache ni pourquoi ni comment, on est immédiatement plongé dans un une histoire sordide de prêt non remboursé qui va mener à la maltraitance d’un homme. Tout doucement , on comprendra pourquoi cet homme s’est retrouvé nu et pourquoi il a été traité comme un esclave. Son sort va malheureusement rejoindre le sort de dizaines d’autres personnes rangées dans le même sac. Un sac et un piège ou il ne faut jamais mettre le doigt ( faîtes gaffe :mrgreen: ) Buy Buy Finance ( hein ça fait flipper déja… non ? ) est en somme une société privée qui accorde des prêts monétaires à hauteur « officielle »de 1 000 000 de yens aux interdits bancaires.  » les déchets de la société  » comme ils les surnomment. Ainsi a une hauteur de 50 % pour 10 jours Ushijima remplie le portefeuille. Il tient ses victimes en laisse grâce avec des méthodes qui tombent sous le coup de la loi.  Accros aux jeux d’argent et plus précisément au Pachinkos, célèbre « flipper « japonais, ses victimes guidées par une soif de gain et de victoire s’endettent jusqu’au cou et jusqu’à ne plus pouvoir rembourser.  Alors comment Ushijima, ce Yamakins des temps modernes réussit-il à récupérer ses gains ? Il y a une chose que vous devez savoir : Ushijima récupère toujours son argent !


Maintenant que j’ai pu vous faire flipper un peu, prenons un ton plus sérieux… rgarhh hum hum… Il ne faut pas être sensible, Ushijima est un manga moralement très dur. C’est la culpabilité qui va vous habiter tout au long de la lecture, on se sent impuissant face à la déchéance de ces personnes et de leur traitement d’une extrême violence. Toutefois, les coups, les armes et la violence physique sont rarement utilisés et difficilement prônés par cet usurier. C’est ainsi que Ushijima pratique une emprise psychologique sur ses victimes pour ainsi les mener aux pires horreurs. Au demeurant, Ushijima n’est pas un si mauvais homme, c’est un dépit constant envers la race humaine et ses folies qu’il éprouve, alors on comprend qu’ Ushijima à des valeurs ( bonnes ou non ) ancrées dans ses gênes et qu‘il ne peut accepter une telle détérioration de la société. Ainsi ces gens qu’il considère comme faibles, il va les mener au fond du gouffre, et ce, dans une seule optique, les punir de leurs faits ! C’est une lourde responsabilité qui se pose sur nos épaules… quel camp choisir ? Faut-il éprouver de la compassion pour ces gens dépensiers ?

Le premier tome fait office d’initiation, on comprend petit à petit la place de chacun, comment fonctionne cette entreprise, et l’on constate tristement les régimes menés à l’ égard de ces pauvres gens. Le dessin de qualité convaincante appuie les mots des protagonistes. Un dessin réaliste qui nous plonge dans cet univers morne. 😉 Le seul reproche à faire est qu’un même personnage change parfois de bouille au long des pages. C’est un choc constant qui s’opère tout au long de la lecture. A ne pas mettre entre toutes les mains donc !

Note : 8/10

Le mot de la fin : Brouhh… ça fait froid dans le dos, j’ai parfois failli refermer le livre à la vue de certaines horreurs, assez dures à encaisser. Toutefois Ushijima est un manga sur qui je n’exerce aucun reproche. Je me suis vraiment perdu dans les dizaines de calculs du yamikins 😉 Mais finalement j’ai bien aimé, je me lance dans le tome 2 trés prochainement.

[ Critiques ] Pour Sanpei / Kana – Tome 1.

” Pour Sanpei “, deux mots, et pourtant un titre qui en dit long sur la vie. Un mélange de fraîcheur et de tristesse qui amène habilement à un dessin succinct et pourtant si profond. C’est ainsi que se résume ce manga d’auteur si proche de son lecteur qui nous permet de suivre au jour le jour l’humble histoire d’un homme attachant.

Apres avoir perdu sa femme, Sanpei un sexagénaire retraité se voit emménager chez son fils, là ou vivent sa femme Reika et sa fille Nona. C’est ainsi que commence la douce histoire de ” Pour Sanpei “. Autant vous le dire, Sanpei, longuement entretenu par sa femme jusqu’à ce jour, n’est en somme pas du tout débrouillard … Hum, plus précisément, il ne sait rien faire. :mrgreen: Une simple tâche du quotidien est pour lui une épreuve non seulement insurmontable qui lui demande des efforts inhumains et qui lui prend aussi un temps considérable. 😀 Bref … on comprend mieux pourquoi sa femme a fini par tout faire. Heureusement pour lui que sa femme fut prévoyante, puisque tout au long de sa vie elle tenu un carnet de notes ou les simples tâches du quotidien y été inscrites et décrites afin que sont mari ne soit pas perdu si un jour elle fermait les yeux. Un jour, en ordonnant quelques affaires, il découvrit ce fameux carnet nommé ” Pour Sanpei ” ( d’ou le titre ). Ignorant plus ou moins l’existence de celui-ci il, décida de le mettre à profit et voyant que toute sa petite famille manquait cruellement de temps pour effectuer les tâches de la vie quotidienne. Il commença une transformation et affronta sa personnalité pour marquer un tournant dans sa vie afin de rendre service aux autres en réalisant cuisine, ménage, repassage, couture… dés lors Sanpei devint un autre homme ( pfiou ! il était temps  )

C’est ainsi que nous allons suivre la vie simple de Sanpei. Tout le livre permet de suivre l’évolution de ce sexagénaire, sa découverte de la cuisine, ses premières courses, les tâches ménagères… Des chose banales qui peuvent lui paraitre insurmontables, mais de bonne volonté, il finit toujours par marquer un point d’honneur à réaliser sans faille sa mission, même si celle-ci prend des heures entières ( il ne faut pas être pressé 🙄 ) Au fil des pages l’on s’amuse vraiment de la découverte de choses qui pour nous paraissent futiles, on découvre et on redécouvre  le tout avec amusement. On se demande à chaque fois : mais comment va t-il s’en sortir ?. L’ouvrage se divise en 17 chapitres, qui chacun font l’objet d’une épreuve. ( 17 épreuves sur les épaules d’un vieil homme ) En plus d’être rafraîchissant ” Pour Sanpei ” est intéressant et habillement narré, en effet chaque épreuve que surmonte Sanpei est expliquée et fait l’office d’un tutoriel. Ainsi on se retrouve dans l’énumération d’étapes d’une recette ou bien dans un tuto ” comment coudre un bouton à pression ” par exemple. 😉 Des choses sympathiques qui peuvent servir. N’en disons pas trop, je vous laisse le découvrir. Un peu bougon, ce sexagénaire prend un malin plaisir à embêter sa famille et ceux qui l’entourent. On le suit, on compatit, on sourit… on revit les moments certains moments privilégiés avec sa femme. En un mot c’est génial, certes, ce manga ne révolutionne rien, mais c’est original on voit peu ce style, le manga nous habitue en grande partie à du fight, des méchants, des gentils… Et là on oublie les codes on fait une histoire amusante et si proche de la réalité, c’est en celà qu’elle est attachante. Le dessin quant à lui est simple sans prétention, on n’en demande pas plus, cela suffit, bien qu’on puisse regretter les arrière-plans, souvent trop vides ou inexistants. On sent que l’auteur s’est amusé avec le dessin de ses personnages ! Il est temps de refermer ces pages et voir ce que la suite permet de découvrir.

Note : 8/10

Le mot de la fin : J’ai aimé un truc de ouf ! ça change vraiment, oublions les kameamea et le reste. Là on se pose on lit on lit, il n’y a pas de rebondissement mais peu importe Sanpei, ce vieux gosse est attachant, on pourrait presque retrouver son grand père en lui. Bon, même si le mien était quand même plus débrouillard.  :mrgreen: Je le garde précieusement chez moi et je file chél’ libraire, acheter la suite 


[ Critiques ] Fairy Tails / Pika – Tome 1.

C’est un un peu comme une recette. On prend une poignée de magiciens on les inclut dans une guilde déjantée ou règne le chaos et la démesure la plus totale, on rajoute un peu de nanas aux seins prépondérants :mrgreen: un chat bleu et un homme qui se nourrit de feu. On remue et hop ! ça donne un condensé de folie nommé Fairy Tails ! Amusant non ?!

Nous voici ainsi propulsé dans le pays de Fiore, là ou réside une fournée de magiciens plus ou moins expérimentés. Parmi eux, un jeune homme nommé Natsu accompagné de son fidèle chat bleu Happy ( oui déjà c’est psychédélique 😀 ) Mais aussi Lucy une jeune magicienne qui maîtrise à ” demi-merveille ” les clés d’invocations. Ainsi tous trois se retrouvent contraints de se rencontrer lors d’un évènement en ville placé sous le signe d’une rencontre avec le ténébreux ( mais si beau ) Salamander, magicien de renom et ponte du charme sur ces demoiselles. ( On voit déjà le personnage … ) Après de multiples péripéties que je me passerai d’énoncer ( à vous le plaisir de découvrir ) Lucy se retrouve dans une situation peu avantageuse, prisonnière dans un bateau ou les jeunes filles sont courtisées puis transformées en esclaves ( c’est limite la !  ) Hô qui voila ! Le jeune Natsu, après avoir délivré la belle de cette fâcheuse position conclue de lui faire intégrer et découvrir la plus prestigieuse guilde des magiciens, Fairy Tails. ( oui, de nos jours les filles s’émerveillent pour un rien. Hu ! hu ! )

 Génial me direz vous ? Et bien oui, ce tome 1 de Fairy Tails envoie du lourd, on est tout de suite propulsé dans un monde imaginaire, accueillant ou on se sent bien. Mais le seul problème, c’est du déjà vu, on prend du vieux on réchauffe et ça fait du neuf. On sent beaucoup trop la patte et l’inspiration de plusieurs mangas dont One Piece. C’est vraiment là le gros souci de construction de Fairy Tails, 😦 on ne se sent certes pas étranger au style, mais Hiro Mashima n’a rien inventé là et n’a pas cherché à innover. Malgré ça, Fairy Tails ne perd en rien son attrait de manga très stylisée japonais ou les combats et les situations d’extravagance sont l’essence même de la construction narrative. 😈  Tout au long de ce premier tome nous faisons ainsi leur connaissance et suivons avec intérêt leurs diverses péripéties, sans broncher d’un oeil. Le dessin quant à lui relève sérieusement le niveau, on retrouve de trés belles illustrations surtout lors des invocations.

Note :  6/10

Le mot de la fin : J’ai sur-kiffé, tout on long il m’est arrivé à de nombreuses reprises d’éclater de rire à la vue de scènes qui parfois sont assez inattendues. Je suis littéralement tombé amoureux du chaton bleu, Happy qui pour moi est indispensable à la série. Sa bouille de Garfield et ses pouvoirs abracabrantesques me font marrer. Si ça va en gradation et que l’histoire s’enrichit de tome en tome ,alors, je suis partant pour suivre la continuité de leurs aventures.